De gros nuages sombres continuent à s’accumuler


Le premier semestre 2011 a été très volatil. Les marchés des actions ont besoin de temps pour digérer tout cela et pour trouver de nouvelles bases solides. Comme je tentais de vous expliquer dans ma lettre précédente et dans celle‐ci, nous pouvons dire que la situation économique se dégrade, les différents indicateurs économiques du mois montrent en effet un fort ralentissement. Problème : ce ralentissement marqué de l’économie américaine intervient au moment où le deuxième programme d’assouplissement quantitatif (QEII, pour quantitative easing 2) de la Fed (Réserve fédérale) est sur le point de s’achever. Devenue le premier détenteur de bons du Trésor américains, elle ne pourra donc bientôt plus compenser la désaffection des créanciers étrangers des Etats‐Unis, Chinois en tête, en imprimant des billets pour reprendre elle‐même les titres dont personne ne veut. Positive attitude : le pétrole vient de bien baisser depuis quelques semaines. A ce stade, il faut interpréter cela de deux façons : la première est que cela traduit une chute de la demande (donc synonyme de ralentissement), mais nous pouvons aussi interpréter cela comme étant une très bonne chose pour l’économie mondiale à terme. En Europe comme aux États‐Unis, la montée de l’inflation est en majeure partie due à l’augmentation du coût de l’énergie. Les prix des biens et services et surtout les salaires n’augmentent que dans une très faible mesure. Si les prix pétroliers devaient encore augmenter et, demeurer durablement au‐dessus des 100 $, il est certain que la croissance économique serait affectée, tout comme les marchés financiers.


Autre épée de Damoclès:

La crise de la dette souveraine européenne est un autre danger qui plane au‐dessus des marchés. C’est un souci qui risque d’encore rythmer les marchés boursiers durant quelques mois. Pour l’heure, la situation semble plus ou moins sous contrôle, les économies les plus faibles arrivant encore à se financer même si les conditions sont intenables à terme. Il faut savoir qu’une restructuration des dettes comme celle de la Grèce ou du Portugal est, en l’état actuel, difficilement évitable sur le long terme. Mais ce scénario commence déjà à être en partie accepté et intégré par le marché.